Le changement global de notre régime alimentaire sera long !

Si l’homme est né omnivore, la préhistoire ayant été massivement végétarienne, manger de la viande n’est pas une nécessité naturelle. L’absoption de la viande, comme l’élevage, révèlent une pulsion de mort dont l’enjeu est la séparation totale entre l’animal et l’humain.

Le meurtre alimentaire est un choix donc révocable (comme l’ont fait PLUTARQUE, MONTAIGNE, GANDHI et DERRIDA entre autres).

Bien que le végétarisme (voire l’option vegan) gagne du terrain, que les droits des animaux s’inscrivent dans certaines législations, les chiffres mondiaux sont inquiétants et l’étourdissement préalable n’existe que dans les règlementations occidentales.

Le passage vers les techniques alimentaires pourvoyant aux besoins en protéines de l’humanité à l’aide de viandes végétales ou génériques en remplacement du meurtre d’animal sera long comme l’a été le remplacement du sacrifice par la prière.

(Réflexion courte inspirée de l’article de Nicolas WEILL du journal Le Monde du 03/07/17
au sujet du livre « L’humanité carnivore » de Florence BURGAT (Editions du seuil)
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