La Stérilisation des Chats et des Chiens

PROBLÉMATIQUE :
Celle-ci est liée à une reproduction déséquilibrée de ces animaux et se manifeste à tous les niveaux.

1. AU NIVEAU DES REFUGES ET DES ASSOCIATIONS :
C’est là, c’est-à-dire en bout de chaîne, que le problème prend sa forme la plus criante : Une saturation totale des refuges due au flux incessant des abandons.
Confrontés à cette saturation, les responsables de la protection animale n’ont que deux réactions possibles :

Soit, euthanasier les animaux en surnombre pour faire de la place à de nouveaux arrivants ou laisser aux fourrières le soin de le faire. Ce n’est évidemment pas la solution car, outre le caractère inhumain – et pour tout dire indigne de notre temps – de cette “méthode”, il s’avère que celle-ci apporte quotidiennement la preuve de son inutilité.

Soit, en se voilant la face, refuser des animaux tout en sachant qu’on ne fait alors que repousser le problème et différer leur mort ou leur détresse.

2 . AU NIVEAU DES ANIMAUX ERRANTS
L’expérience prouve que, s’ils ne sont pas massivement stérilisés, ces animaux, les chats en particulier, prolifèrent sans limite et ne peuvent être surajoutés aux effectifs des refuges déjà saturés.

CONSÉQUENCES DES 2 CONSTATS PRÉCÉDENTS :

  • Fourrières, lieux d’euthanasie obligés du fait de la surcharge des refuges et de la prolifération des animaux errants.
  • Suractivité des sociétés de capture.
  • Actes de sadisme et trafics en tout genre (peaux, laboratoires, etc…)
  • Problèmes multiples résultant de cette prolifération : risques d’accidents provoqués par des animaux errants, risques sanitaires, refuges à créer et à entretenir etc… et coût afférent à ces charges et risques.

3 . AU NIVEAU DU COMMERCE DES ANIMAUX :
Deux chiffres sont à relever :
Il y a environ 1 million de chiots et 1 million de chatons acquis chaque année. Or, ces animaux ne sont jamais proposés stérilisés.

Conséquence :
Ils vont se reproduire.

4 . AU NIVEAU DES PARTICULIERS POSSÉDANT DEJA UN ANIMAL :
Deux constats sont à faire :
Le coût des stérilisations est élevé.
Le grand public n’est pas suffisamment informé des avantages de la stérilisation : plus de problèmes à la maison, plus de petits à caser, femelles stérilisées avant la puberté mieux protégées des cancers génitaux.

Conséquence :
Les animaux – nombreux – qui ne sont pas opérés, se reproduisent.

5 . AU NIVEAU DES PERSONNES DÉMUNIES :
Une évidence est à constater :
Leur manque de moyens financiers les conduit le plus souvent à ne pas faire stériliser leur animal, fût-ce à prix réduit.

Conséquence :
Reproduction inévitable.

EN CONCLUSION :
A quelque niveau qu’on se place, il faut inverser cette tendance, c’est-à-dire :

  • Favoriser la stérilisation de tous les animaux de compagnie.
  • La rendre obligatoire pour les animaux de refuge et les animaux errants.

INITIATIVES EXISTANTES :
Tarifs associatifs concernant la stérilisation consentis par la majorité des vétérinaires pour les associations.

Dispensaires d’associations de protection animale reconnues d’utilité publique qui devraient aux termes de la loi du 6 janvier 1999, réaliser des stérilisations gratuites.

Convention stérilisation entre communes et associations et/ou refuges, avec paiement direct des vétérinaires.

Bons de stérilisations remis aux associations ou aux propriétaires d’animaux démunis par des associations de protection animale, quelques communes ou conseils généraux.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

PROPOSITIONS :
Celles-ci impliqueront l’engagement de différents partenaires.

  • Les communes
  • Le Conseil Général
  • L’Etat
  • Les sponsors (agro-alimentaire animalier, laboratoires, grandes associations de protection animale…)
  • Les vétérinaires
  • Les particuliers

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

  • Crédit d’impôt équivalent au montant total de la stérilisation
  • Campagnes médiatiques de lancement et de promotion de “l’opération stérilisation” sous forme de spots publicitaires…

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES relatives aux animaux errants et à adopter ainsi qu’aux animaux des personnes démunies

Ces stérilisations seront réalisées et gérées soit par des associations de vétérinaires à but non lucratif, soit par des cabinets vétérinaires, soit par les dispensaires des associations de protection animale reconnues d’utilité publique. A ce titre, il serait souhaitable que chaque refuge de ces associations mette en place un centre de stérilisations intégré.
Les associations de vétérinaires à but non lucratif et les associations de protection animale reconnues d’utilité publique auront l’obligation d’effectuer ces stérilisations gratuitement vis-à-vis des personnes concernées (personnes démunies possédant des animaux ou protecteurs des animaux apportant des animaux errants), étant entendu que :

Le financement des dépenses engagées par ces organismes sera couvert conjointement par les collectivités locales, communes, conseils généraux et un fonds de solidarité privé créé à cet effet et alimenté par des sponsors (industrie agro-alimentaire, laboratoires pharmaceutiques, grandes associations de protection animale, donateurs privés…).

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES lors de l’acquisition d’un animal :
Incitation à la stérilisation par le biais d’un kit publicitaire fourni par le circuit commercial comprenant, outre des échantillons de produits alimentaires, un bon de réduction conséquent pour stériliser l’animal lorsqu’il sera en âge de l’être (c’est-à-dire dans son 7ème mois, faute de quoi, passé cette date, le bon ne sera plus valable).

Le montant de ce bon sera ensuite récupéré par le vétérinaire auprès du fonds de solidarité.

RÉSULTAT À ATTEINDRE : Calculer combien il faudra opérer d’animaux pour qu’en moins de 5 ans les populations canines et félines arrivent à une situation d’équilibre (équilibre à maintenir ensuite pour un coût qui sera nécessairement réduit).

Il s’ensuivra que les îlots de chats libres se réduiront progressivement. Ainsi ces chats en nombre restreint et suivis sanitairement seront acceptés, donnant ainsi satisfaction tout autant aux amis des chats qu’à leurs détracteurs.

Par ailleurs, les refuges redeviendront ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : un lieu d’accueil temporaire pour les animaux perdus, apportés après deuil, hospitalisation ou emprisonnement et donc replacés sans problème pour la plupart, les euthanasies massives que nous connaissons de nos jours n’ayant plus, dès lors, la moindre justification.

Ainsi – et c’est le but – les adoptions de chiens et chats suffiront à compenser les abandons.

Enfin autre avantage majeur : de telles mesures éminemment populaires, auraient le mérite de ne se heurter à aucun des lobbies existants.

(cf. Notre sujet sur la gestion des fourrières)

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