Le Trèfle et le MHAN unissent leurs forces !

Publié le 14/09/2020

 

Depuis 2017, plus de soixantepartis politiques ont vu le jour, en plus de ceux préexistants, et sans compter les initiatives locales. Sur la même période, une seule fusion a été actée.

Après quinze années de coopération, maintenir une distinction entre le Mouvement Hommes Animaux Nature et les écologistes du Trèfle n’aurait aucun sens. Alors que les autres se divisent sans discontinuer, nous nous devons de clarifier notre famille politique.

Nous défendons les mêmes valeurs : l’indépendance de la France, la défense de la République, l’universalisme, la laïcité, le gaullisme social, la dignité de l’Homme, le respect de l’Animal et la préservation de la Nature.

C’est pourquoi le Trèfle et le M.H.A.N.ontdécidé de se rassembler au sein d’une plateforme commune. Nous en expliciterons prochainement les contours, avant de faire connaître le nom que nous souhaitons lui attribuer.

 

D’autres tentatives de rassemblement sont en cours, sans que leur concrétisation ne soit, pour autant, certaine. Les Verts, défenseurs d’une écologie indépendante et hors des clivages en 2019, se sont reconvertis dans une voie conservatrice : l’union de la gauche. Leur seule innovation consiste, de façon opportune, à réaliser cette alliance en se plaçant désormais au premier plan. Leur réussite médiatique aux élections municipales, en est un premier symptôme.

Problème : cette union risque de cautionner ce qu’il y a de pire à gauche. Clientélisme à l’égard des minorités, promotions de décoloniaux et séparatistes souhaitant la mort du droit au blasphème, laxisme face à l’insécurité, propositions d’éternelles constructions de logements sociaux au détriment des espaces verts… Nous pensons qu’entre l'écologie indépendante et l’union opportune de la gauche, il faut choisir.

 

L’autre tentative d’union est tout aussi peu appréciable. À travers la défense du catholicisme intégriste et l’ambiguité sur la notion de « grand remplacement », quelques conservateurs s’acharnent à redonner vie aux racines d’une souche. Ils se focalisent sur ce que nos traditions ont de pire. Celles qui excluent l’autre, sur fond de critères discriminatoires. Celles qui refusent d’attribuer sa juste place au monde animal. Ces personnes acceptent même de masquer leurs divisions sur les questions économiques, ce qui en dit long sur leur dangerosité en cas d’accès au pouvoir. L’an dernier, Raphaël Enthoven est allé le leur dire en face. Ils ne l’ont toujours pas compris.

 

Entre ces deux barbotements inefficients, un troisième tente de subsister par sa présence au pouvoir. Il s’agit, en somme, de l’excès inverse : le capitalisme poussé à outrance, la tentation du fédéralisme européen, mais aussi le brouillard sur les autres thématiques. Certains ont préféré en sortir, tel Aurélien Taché, en quête d’un monde meilleur à gauche. Cela aurait pu clarifier la position du parti présidentiel sur la laïcité, si seulement Christophe Castaner n'avait pas été élu président de leur groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. De plus, le travail reste à faire s’agissant de la justice et de la sécurité. Quoi qu’il en soit, cette sphère n’est unie que sur le mondialisme économique que nous combattons.

 

À travers notre union, nous nous affranchissons de ces clivages du siècle passé.

Notre valeur essentielle est claire : l’universalisme. Sauver le vivant des dogmes qui l’asservissent. Ces dogmes sont considérables, et nous les combattons tous : le mondialisme, les religions et leur infiltration en politique, l’inversion victimaire (motrice d’insécurité et de laxisme judiciaire), le conservatisme économique, le climatoscepticisme et la maltraitance animale.

En somme, l’universalisme, c’est préférer la communauté unique aux affrontements perpétuels. Cette communauté unique inclut le vivant dans son ensemble, homme, animal et nature. C’est la première tradition au monde, et la bafouer serait un échec planétaire.

 

Joël-Pierre Chevreux, président du Mouvement Hommes Animaux Nature
Albert Lapeyre, président du Trèfle