La gestion des fourrières

Nous nous devons de rappeler que le problème des fourrières est lié à la surpopulation des animaux de compagnie. Ce système doit être réformé et nous proposons en parallèle les mesures suivantes : Une réduction drastique de l’importation des animaux et un contrôle très strict de ces échanges. L’interdiction de la vente d’animaux en animalerie et dans l’attente, un suivi très rigoureux de ces établissements notamment en ce qui concerne le sort des animaux invendus. L’interdiction totale de la vente d’animaux par des particuliers.

LES FOURRIÈRES :

 

En l’état, le fonctionnement des fourrières est critiquable d’un triple point de vue :
1. Il masque la réalité. En effet, la loi prévoit qu’au-delà de 8 jours ouvrables, l’animal peut être remis à une association de protection animale s’il n’a pas entre temps été repris par son maître. Faute de quoi l’animal est euthanasié. Or, il est manifeste – et tous les refuges honnêtes peuvent l’attester – que les associations et les refuges sont constamment saturés puis sur-saturés par ce système sauf lorsque certaines euthanasient des animaux âgés ou peu séduisants, pour prendre à la fourrière des animaux jeunes et beaux, ce qui est parfaitement immoral.
2. Ce fonctionnement masque également par voie de conséquence la nécessité d’entreprendre des réformes. Il entretient un immobilisme pernicieux.
3. Ce système tend vers un monopole de la société “ Chenil Service ” dont les intérêts, exclusivement commerciaux, sont incompatibles avec une gestion humaine du problème, d’autant que, par ailleurs, cette officine pratique sous un autre nom des déchatisations et dépigeonnisations qui heurtent profondément tous les amis des animaux.

 

ALORS QUE FAIRE ?

 

  • Mettre en pratique une politique de maîtrise par la stérilisation des populations de chats et de chiens.
  • Confier la gestion des fourrières aux associations de protection animale.
  • Publier dans la presse et par internet dans un site spécialement créé dans ce but, les photos avec commentaires des animaux de fourrière menacés de mort et organiser dans chaque département un système de réponse aux demandes d’adoption confié aux associations qui joueront alors pleinement leur rôle d’intermédiaires entre la fourrière et les particuliers.
  • Afin de réduire encore davantage le nombre des euthanasies, ouvrir dans chaque département des foyers d’accueil dans le parc départemental pour les animaux non adoptés dans le temps légal. Ces structures, nécessairement légères, seraient supervisées par le Conseil Général et gérées par les associations.
  • S’additionnant aux relais précédents qui ne dépasseraient pas 9 chiens, mise en place de boxes d’accueil pour 2 ou 3 chiens dans les petites communes ne disposant pas d’une fourrière.