LETTRE A NOS CANDIDATS

Chers ami(e)s,

Vous venez de lire notre lettre de bienvenue par laquelle débute notre site.

Elle est résolument antispéciste : l’homme n’est pas le maître du monde et l’animal, comme la nature, a le droit de vivre sur la terre autant que lui, les deux ont leur valeur propre, ils ne sont pas ses serviteurs, et le MHAN, à travers les propositions que porteront ses candidats, défendra les trois. Sans exclusive.

Voici maintenant une interview de Brigitte GOTHIERE co-fondatrice de L214 intitulée « on est commanditaires du meurtre animalier ». Dans ce texte, le terme de commanditaire est accablant, mais il est juste. Il ne peut que conduire à se poser des questions.

Découvrez l’interview de B. GOTHIERE ici

Suit l’une de ces questions :

Pourquoi opter pour un projet de vie sans alimentation carnée ni produits issus des animaux ?

Long texte tous azimuts. Il se situe sur 4 plans : La santé, la solidarité, l’écologie, le respect de la vie animale.

Nous devons le contenu du tableau qu’il comporte à nos amis de l’Alliance Végétarienne. (Vous le trouverez sur notre site, à la rubrique « DOSSIERS »).

Un autre texte lui succède. Il est de Marina, militante activiste. Son titre : Les « sans viande », appellation et idéologie. Il est précis, axé sur le sujet, tant pour son contenu que pour ses références.

Découvrez le texte de Marina ici

Les développements qui précèdent sont basiques, car ils nous concernent tous, du mangeur de viande « classique » jusqu’au végan, en passant par tous les comportements alimentaires intermédiaires.

Notre but est que chacun réfléchisse. En totale liberté, mais en connaissance de cause. Soyons clairs : TOUS les amis des animaux, quel que  soit leur régime alimentaire, sont bienvenus au sein de notre combat. Notre devoir est d’informer. A chacun de faire de son mieux, selon ses possibilités.

Suit un texte traitant du nouveau statut de l’animal inscrit dans notre Code Civil accompagné de la Charte Universelle des Droits de l’Animal.

Découvrez la Charte Universelle ici

Que dire ?

Un statut certes qui marque un progrès mais reste symbolique. Une Charte, positive elle aussi, mais relevant seulement d’un souhait et sans aucune force de loi.

Il est vrai : nous attendions beaucoup de ce nouveau statut et de la Charte qui le mettrait en oeuvre. L’article (à voir dans nos dossiers) intitulé « Changement de statut de l’animal » atteste hélas que nous nous étions bercés d’illusions.

Vous l’avez compris, un principe simple nous guide :

Le MHAN entend prouver, comme son nom l’indique, que défendre les animaux n’empêche en rien de se battre pour la nature et pour les humains. Il veut démontrer que ses propositions, dès lors que celles-ci, sans exception, répondent TOUTES au respect de la vie et de la dignité de TOUS les êtres vivants, non seulement ne s’opposent pas, mais sont complémentaires. Un seul autre parti peut-il en dire autant ?

D’où cette conséquence, capitale : nous pouvons, nous devons nous faire connaître auprès des adhérents d’associations et des non-adhérents amis des animaux, et, au-delà, vers tous les gens que l’on connait en justifiant, simplement, notre appellation MHAN. Puissent les exemples qui suivent vous aider à le faire !

Donc que demandons-nous ?

  1. Que l’on traite réellement l’animal comme un être doué de sensibilité. Or, nous en sommes très loin.
  2. Qu’on se réfère à la Charte Universelle des Droits de l’Animal, laquelle établit quels devraient être ses droits.
  3. Qu’un Secrétariat d’Etat chargé de faire respecter ces droits soit créé. L’homme alors, quand ces trois demandes seront satisfaites, retrouvera, en tant que citoyen, la dignité d’un être libre, affranchi des tutelles du pouvoir et de l’argent des lobbies.
  4. Que l’on instaure en France, à l’instar de nos amis Suisses, un vrai référendum d’initiative populaire loin de la caricature qui nous est préparée. Et que l’on mette aux voix, par exemple, sur la base de 500 000 ou 1 million de signatures de ceux qui la demanderaient, l’interdiction de la corrida dans notre pays. Nous sommes certains que les Français la voteraient. (Voir l’article à ce propos dans la rubrique « Informations, idées, indignations »). Et l’homme, là encore, retrouverait sa dignité. En tant que citoyen une fois de plus.
  5. Et l’homme en tant qu’être biologique, quel meilleur moyen de le respecter qu’en autorisant enfin, pour sa santé, la toxicogénomique (cf. ample développement sur ce sujet dans nos dossiers), méthode substitutive parce qu’elle teste les substances chimiques sur des tissus humains en culture, et ce jusqu’au coeur de la cellule. Avec, en conséquence, des millions d’animaux qui ne seraient plus sacrifiés !
  6. Et l’homme en tant que travailleur, ne serait-ce pas enfin le respecter que de permettre aux salariés, apporteurs de travail, de partager avec les actionnaires, apporteurs d’argent, l’enrichissement des entreprises ? Qui d’autre que nous le demande ? Référez-vous là encore à nos 2 articles dans nos dossiers, vous verrez à quel point ce sujet est primordial.
  7. Autre innovation que nous proposons : que les pouvoirs publics à l’échelon national lancent, organisent et financent une vaste campagne de stérilisation des chats libres. Voilà une dépense d’un coût finalement dérisoire comparé à tant d’autres, qui permettrait en quelques mois de résoudre humainement le problème de la prolifération de ces animaux et de parvenir ainsi, dans chaque commune, à un triple résultat : sauver ces chats désormais protégés, apporter la paix à ceux qui les protègent et… le soulagement à ceux qui ne supportent plus d’en voir partout. Ne serait-ce pas là aussi un moyen, cette fois dans la cité de rendre l’homme digne d’être appelé « humain » ? Nous demandons aussi – cela va de soi – que des mesures soient prises pour que les particuliers puissent faire stériliser leur propres animaux à des prix sensiblement plus accessibles.
  8. Et l’être humain en tant qu’enfant, ne serait-ce pas une façon de le valoriser que de le sensibiliser, dès le primaire, au respect du Vivant (de l’Homme, de l’Animal et de la Nature) dans le cadre des activités extra scolaire ? Or, nous seuls le proposons !
  9. Comme nous seuls d’ailleurs demandons que les personnes âgées soient respectées en revendiquant que leur animal de compagnie, souvent dernier compagnon de leur vie, soit accepté avec elles dans des maisons de retraite conçues à cet effet.
  10. Et que dire de l’alimentation végétarienne et végétalienne que nous seuls, une fois de plus, voulons valoriser, à la fois pour la santé humaine, pour des raisons écologiques (bien trop longues à développer ici) et, bien évidemment, pour la défense des animaux dits « de boucherie ». La liste, vous le voyez, est longue, mais nous nous devons de vous citer encore quelques-unes (parmi d’autres) des revendications que nous seuls formulons, toutes rapidement applicables :
  11. Mettre en place progressivement des dispensaires pour animaux gratuits ouverts aux personnes impécunieuses, SDF en particulier, sous le contrôle et avec l’aide de l’Etat.
  12. Installer dans les abattoirs des caméras de surveillance sans angles morts comme cela est d’usage dans les banques, afin que le comportement ignoble des « saigneurs », filmé par L214, ne puisse se reproduire, et, parallèlement, militer et agir sur le terrain pour que dans un avenir le plus proche possible, les abattoirs liés à l’élevage intensif soit supprimés sans perdre de vue l’objectif qui doit demeurer : la suppression des élevages, donc des abattoirs.
  13. Lutter contre l’inacceptable industrie de la fourrure en taxant lourdement les produits qui en découlent.
  14. Inciter les conseils départementaux à créer dans les départements un standard téléphonique avec un numéro vert gratuit APOT « Animaux Perdus Ou Trouvés ». Il en existe un dans les Alpes-Maritimes. Pourquoi pas ailleurs ?
  15. Mettre un terme aux importations de chiots en provenance des pays de l’Est.
  16. Interdire définitivement les « élevages familiaux » où l’on fait reproduire à outrance et hors de tout règlement un couple d’animaux de race pour « faire de l’argent ».
  17. Se préoccuper officiellement du sort des animaux invendus, parce que devenus trop vieux, dans les élevages ou les animaleries. Qu’advient-il d’eux ?
  18. Enfin – et ce serait immense – introduire dans notre législation une clause de conscience autorisant les étudiants en médecine ou en science vétérinaire à refuser d’expérimenter sur des animaux vivants. Cette clause existe en Italie. Pourquoi pas en France ?

Que dire de ces propositions ?

D’abord, qu’elles nous sont pour la plupart particulières. Toutes en effet, à part une, veulent concourir de multiples façons à améliorer le sort des animaux, et toutes, dans le même temps, et dans chaque domaine, sont positives pour les humains, tant dans leur vie quotidienne que sur le plan moral.

Mais nos propositions ont aussi une autre spécificité : elles ne s’adressent pas à l’égoïsme, elles ne flattent pas les intérêts catégoriels.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que nous laissons de côté les problèmes que posent le chômage et l’immigration ! Notre proposition 6 sur l’homme au travail, évoquée en quelques mots ici mais très largement développée sur notre site, présente en effet des réponses de fond à ces deux primordiales questions.

Oui, nos atouts sont forts et il appartient à chacun d’entre nous de faire comprendre autour de soi combien leur mise en oeuvre pourra seule rendre justice aux animaux et, en même temps, grandir les hommes.

Mais les obstacles sont immenses aussi : nous avons évoqué les plus voyants. Il n’empêche que, pour gagner, nous devons affronter les pires, c’est à dire les moins avoués : ce sont, d’une part, l’ignorance et, d’autre part, l’indifférence de l’immense majorité des gens. Qui s’émeut – et d’abord en haut lieu – des 80 000 animaux abandonnés cet été dans notre pays ? Qui connait les massacres systématiques de chiens qui se passent encore en Roumanie, et que font ceux qui nous gouvernent pour les condamner et s’y opposer ?

Comment expliquer cette absence d’humanité dans le sens authentique de ce terme ?

  • Parce que nous vivons désormais dans une société de surconsommation et de gaspillage où l’ostentatoire a pris le pas sur la sincérité.
  • Parce que l’homme est devenu le plus grand prédateur, imprégné peut-être – et malheureusement – par la tradition de l’Ancien Testament où, selon la Genèse (1-28), Dieu s’adressant aux hommes leur dit : « Croissez et multipliez-vous, remplissez la Terre et soumettez-la, dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur tout ce qui se meut sur la Terre. »

Souvent en fait une simple excuse :

  • A la volonté de certains humains de soumettre plus faibles qu’eux, les animaux en tout premier évidemment.
  • Au refus pour beaucoup de regarder en face la souffrance des animaux.
  • Au confort fallacieux que plus d’un croit trouver dans cette ignorance entretenue.

Au total que trouve-t-on sous ces comportements ?

Du conformisme, un égo démesuré, de la lâcheté. Pas de quoi être fier.

Mais ce n’est pas tout, loin de là. Derrière – et non plus dessous – il y a les exploiteurs de ces comportements, ceux qui savent et qui calculent, c’est à dire les teneurs d’intérêts puissants, présents partout, dans les partis ou les rouages du Pouvoir, ces lobbies de la viande, des laboratoires, des trafics d’animaux, de la corrida, de la chasse, etc…

Comment s’en étonner, comment ne pas trouver au fond de ces convoitises le pouvoir destructeur de l’argent ?

Quand on sait que 8 personnes vivant sur cette terre détiennent à elles-seules autant d’argent que n’en possède la moitié de l’humanité !

Quel modèle pour les puissants, de quelque niveau qu’ils soient ! Et qu’importe pour nombre d’entre eux que des espèces entières disparaissent et que tant d’animaux et de forêts, pourtant nécessaires à l’équilibre de la vie, soient sacrifiés !

« Après moi, le déluge » aurait dit Louis XV pour faire savoir à ses partisans que le sort de la France après sa mort lui était complètement indifférent…

Vous le voyez, notre tâche, la tâche de chacun d’entre nous, est grande. C’est de faire comprendre autour de nous la force, la générosité et l’originalité de nos propositions. Mais c’est aussi, et peut-être surtout, de faire connaitre à tous ces « braves gens » que, tant qu’ils ne feront rien face aux horreurs que subissent les animaux, ils ne mériteront pas complètement le nom « d’humain ». Et « faire » déjà, c’est soutenir le MHAN qui, avec ses adhérents, ses sympathisants, ses candidats et ses électeurs, se bat comme il le peut.

Merci encore pour votre engagement.
Au prochain contact.
Amicalement à tous.

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