Cette lettre s’adresse non seulement aux adhérents et sympathisants du MHAN mais, plus largement, à tous ceux que se sentent concernés par l’écologie et la protection animale.
Evoquons d’abord pour ceux qui nous découvrent les motivations, inchangées depuis, qui ont conduit à la création du MHAN en 1996 :
- Rassembler tous les amis des animaux pour leur permettre d’œuvrer ensemble au-delà de leurs appartenances associatives, chacun continuant par ailleurs à travailler au sein de sa propre association.
- Démontrer que la lutte pour l’homme, l’animal et la nature sont un seul et même combat : pour la vie, la non violence et le respect de l’autre, qu’il soit humain, animal ou végétal. A ce propos, il importe de préciser que l’écologie, c’est d’abord le respect de la nature en elle-même et pas seulement par rapport à l’homme comme le terme d’ « environnement » tendrait à le sous-entendre.
- Réhabiliter le mot « politique » en lui redonnant son sens grec de gestion de la Cité, en l’occurrence celle d’une cohabitation harmonieuse entre l’homme, l’animal et la nature.
- Faire entendre ce message aux Pouvoirs Publics quels qu’ils soient, de toutes les manières républicaines possibles et en particulier grâce au pouvoir du bulletin de vote et, pourquoi pas, de ses élus.
Peut-être pourrait-on nous reprocher de ne pas être assez connus ni assez représentatifs. Effectivement nous ne sommes pas assez connus, mais nous sommes en revanche parfaitement représentatifs. En effet, au simple niveau des associations de protection animale, le MHAN est le seul mouvement politique à disposer d’un maillage de responsables, directeurs de refuges et membres actifs (95% de nos adhérents et sympathisants actuels) qui existe dans notre pays, et le seul, par conséquent, qui soit légitimement habilité à être le porte-parole au nom du cœur, de la raison et tout simplement de son expérience, des centaines de milliers de Français adhérant à ces multiples associations.
Le problème est que nous n’avons pas su – ou seulement très partiellement – transformer en réalité, c’est-à-dire en pouvoir électoral, cette énorme potentialité. Il nous appartient donc, en toute lucidité, de nous interroger sur les causes de cette situation. Nous pouvons au moins en distinguer trois :
- 1ère Cause : Un manque évident de communication. Internet est un instrument qui offre d’immenses possibilités ; or notre site était jusqu’ici quasiment inconnu. D’où sa renaissance aujourd’hui. Quant aux médias, hormis en période électorale où nos candidats ont œuvré au mieux de leurs possibilités, nous n’avons su pour le moment ne les intéresser que très modérément, tant au niveau de notre action en profondeur (par exemple avec le professeur REISS, la toxicogénomique et Antidote Europe dont les travaux, nécessairement et tôt au tard, aboutiront à une meilleure défense de la santé humaine et à la préservation de la vie animale) qu’au niveau d’actions marquantes sur le terrain, où nous également été insuffisants. Il nous appartient, à tous ensemble, de remédier à cet état de fait.
- 2ème Cause : Une trop grande centralisation avec comme conséquences :
- Medias régionaux insuffisamment ou pas du tout informés et donc restés muets.
- Associations de protection animale et de la nature départementales pas assez informées ni sollicitées, d’où un manque de mobilisation.
- Adhérents et sympathisants également insuffisamment informés des enjeux politiques.
- D’où notre volonté de mettre en place dès maintenant et progressivement des délégations régionales actives et structurées en nous appuyant sur des volontaires motivés. La première a vu le jour en Ile de France le dimanche 28 mars à Paris à l’occasion d’une réunion constitutive et d’autres en préparation se constitueront ultérieurement. Il faudra pour cela qu’un nombre suffisant d’adhérents ou sympathisants se manifestent auprès de nous, comme cela commence à se passer en PACA, Rhône-Alpes et la région Centre.
- 3ème Cause : Des moyens financiers insuffisants. Il sera donc nécessaire que chaque adhérent s’emploie à mobiliser d’autres personnes, directement ou par notre biais. Il faudra aussi que le MHAN, au-delà de la nécessité de faire passer son message, puisse financer un nombre significatif de candidatures aux Législatives de 2012. Merci de nous indiquer si vous souhaiteriez être renseigné en vue d’une éventuelle candidature en 2012.
Par ailleurs – la chose est d’importance – nous n’avons pas su faire assez ressortir que notre mouvement, outre sa spécialité animalière, défend en même temps l’homme et la nature ; nombre de nos propositions le montre. Nous aurons à en imaginer d’autres et nous comptons pour cela sur chacun. Nous sommes aussi des écologistes, avec une vraie programmatique.
Chers Amis, un MHAN nouveau commence aujourd’hui.
Soyez-en, avec nous, un des créateurs.





