Danger : race canine en péril !

ALORS QUE LES VRAIS COUPABLES COURENT TOUJOURS

Alors que nous sommes dans une époque où la violence sous toutes ses formes règne sur notre société, il était malheureusement inévitable que nos amis les animaux soient touchés.

Et ce phénomène ne fait que s’amplifier puisque maintenant nos animaux de compagnie sont directement visés par une série de mesures gouvernementales visant à terme à l’éradication des chiens de grande taille.

En tant qu’amis des animaux, nous nous devons de protester contre ce type de projet qui constitue une porte ouverte à tous les débordements et peut mettre en péril la race canine.

Nous nous devons également de préciser que nos amis les animaux sont, tout comme nous, des êtres vivants et sensibles et donc capables de ressentir la souffrance. C’est donc dans ce cadre-là que nos compagnons, les chiens, peuvent parfois présenter des troubles du comportement débouchant sur des accidents mais doivent-ils être pour autant considérés comme seuls responsables de leurs actes ?

Bien évidemment, non car c’est l’homme qui doit veiller à leur éducation et à leur équilibre.

Or, le comportement agressif d’un chien indique un déséquilibre pouvant avoir différentes origines   :

  • maltraitance (chien battu, laissé sans nourriture…)
  • mauvaise éducation (chien dressé à l’attaque ou au combat le plus souvent par la force…)
  • blessures ou maladie non soignées et engendrant une grande souffrance physique.

Alors pourquoi, si l’homme est bien le responsable, punir l’animal ? N’est-ce pas là une solution de facilité destinée à masquer auprès de l’opinion publique la réalité des faits ?

N’oublions pas que les chiens mis en cause dans ces drames sont soit des chiens dits «de garde de propriétés», soit des chiens appartenant à des marginaux.

Aujourd’hui, dans notre pays où la peine de mort a été abolie au nom du respect des droits de l’homme et où les violeurs, pédophiles et autres sadiques peuvent bénéficier de remises de peine et dans l’attente font l’objet de soins attentifs financés par nos impôts, pourquoi notre ami le chien devrait-il disparaître sans autre forme de procès ?

Rappelons-nous que nous savons faire appel à lui lorsque nous en avons besoin comme c’est le cas notamment pour les chiens de sauvetage, policiers, guides d’aveugles etc…Ils sont donc bien mal récompensés de tant d’amour, de fidélité et services rendus.

Signalons également, pour ceux qui ne le savent pas – et ils sont nombreux – que la taille d’un chien tout comme sa race n’a absolument rien à voir avec son caractère et son comportement et qu’un rottweiller ou un pitbull a tout autant d’affection à donner qu’un yorkshire ou un chihuahua.

Face à ces constats, il nous faut proposer des mesures concrètes permettant la condamnation des vrais coupables et les empêchant de sévir de nouveau et surtout visant également à prévenir ces drames.

C’est pourquoi, nous demandons :

  • La création d’un fichier d’état civil canin (en plus du tatouage obligatoire) qui permettrait un meilleur suivi et contribuerait aussi à la lutte contre le trafic.
  • L’interdiction pour toute personne condamnée pour des actes de violence envers autrui de détenir un chien, ce qui éviterait de voir un animal dressé à l’attaque et limiterait le nombre d’animaux maltraités.
  • Un renforcement des contrôles de police (s’accompagnant, cela va de soi, d’une augmentation des effectifs) dans les banlieues ou quartiers difficiles ainsi que l’institution d’une véritable politique de collaboration avec les associations de protection animale souvent démunies pour procéder à leurs enquêtes.
  • L’obligation absolue pour les éleveurs comme pour les animaleries (en attendant pour ces dernières qu’enfin une loi leur impose l’interdiction de vendre des animaux) et pour les refuges d’employer un ou plusieurs comportementalistes animaliers chargé(s) du suivi des premiers pas de l’animal dans sa nouvelle famille ainsi que de prodiguer les conseils de base en matière d’éducation.
  • L’obligation pour tous les propriétaires de chiens référencés catégorie 1 (en raison de la puissance de leur mâchoire) ou de chiens présentant un trouble du comportement constaté par le vétérinaire habituel de suivre des séances dans des centres agrées d’éducation canine ou chez un comportementaliste animalier.
  • Un contrôle et un suivi régulier des chiens employés par les sociétés de surveillance par un vétérinaire possédant également une spécialisation de comportementaliste.
  • Une mise en place d’une aide de l’Etat pour les personnes non imposables et désireuses de suivre les cours d’obéissance dispensés par les centres agrées d’éducation canine.
  • Un renforcement des condamnations envers les propriétaires de chiens non respectueux de la loi et surtout à l’encontre de ceux reconnus coupables de maltraitance.
  • Des contrôles particuliers en direction des propriétés ou pavillons où officient des chiens dits « de garde »
  • Une multiplication des espaces urbains réservés à la libre circulation des chiens pour permettre à tous les citadins d’avoir une activité ludique avec leur chien lequel, de son côté, pourra dépenser son énergie ce qui est impossible dans le cadre de promenades en laisse.
  • La promulgation d’un véritable droit à la retraite pour les chiens de sauvetage, policiers… qui jusqu’ici ne bénéficient d’aucun statut une fois l’âge requis pour le service dépassé, accompagné dans le cas (si souvent constaté) où le maître ne veut pas le garder auprès de lui, d’un accueil dans des structures spécialement créées à cet effet.
  • L’intégration dans les programmes scolaires de cours d’éducation au respect de la nature et des animaux.
  • La création d’un Secrétariat d’Etat à la condition animale aujourd’hui tributaire de 7 ministères pour lesquels ce n’est pas la préoccupation principale.

Ouvrons notre cœur et notre raison à nos dirigeants même si l’attitude de certains (l’un est un aficionado, l’autre refuse les propositions de la Commission Européenne visant à l’amélioration du bien-être des animaux) laisse à penser qu’ils ne nous écouteront pas.

Soyons positifs, ne nous décourageons pas et faisons part de nos propositions car ne l’oublions pas, 2O17 sera une année électorale et chaque ami des animaux représente une voix potentielle. Toutes les voix comptent dans ce type de scrutin où rien n’est jamais acquis d’avance.

MOBILISONS-NOUS
Contactons aussi la Presse car, pour l’instant, elle n’a été l’écho que des individus affirmant les chiens coupables. Elle n’a pas entendu les voix des chiens victimes et contribue donc grandement à créer et entretenir un phénomène d’aversion et de panique envers nos malheureux compagnons à 4 pattes. Comme elle l’avait fait en créant une véritable phobie générale envers tous les animaux au moment de la grippe aviaire.

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