6. Le milieu naturel / 7. L’ éducation / 8. La consommation

6. LE MILIEU NATUREL

  • Nettoyage régulier et systématique des rivages et fonds sous- marins côtiers.
  • Abandon des méthodes de pêche non sélectives parce que filets dérivants et chaluts pélagiques appauvrissent les fonds marins, causent des ravages incommensurables chez les cétacés et ruinent la pêche artisanale.
  • Préservation du phytoplancton qui joue un rôle capital en transformant mers et océans en une immense source d’oxygène indispensable à la vie.
  • Mise en place rapide de la réglementation du Sanctuaire International pour la protection des cétacés en Méditerranée et inscription de celle-ci dans la convention de Barcelone.
  • Contrôle annuel des cargos et super tankers sur le modèle du bilan technique automobile obligatoire et application du principe pollueur-réparateur.
  • Renforcement des patrouilles de police maritime destinées à éviter les dégazages illicites.
  • Entretien des cours d’eau afin de limiter les désastres causés par les crues et les tempêtes.
  • Débroussaillage des forêts, surveillance accrue, renforcement de la prévention des incendies et sévères condamnations pour les pyromanes.
  • Développement de l’utilisation des énergies renouvelables (solaire, bois, éoliennes etc… ).
  • Investissement dans la recherche de nouvelles techniques de traitement des déchets afin d’éviter les usines d’incinération polluantes et les décharges sauvages.
  • Promotion du système rail-route pour l’acheminement des marchandises, seul capable d’apporter un gain de temps, une amélioration de la sécurité et une réduction de la pollution.
  • Lutte contre toutes formes de pollutions qui détruisent le patrimoine de l’humanité et nuisent à la santé des habitants.

7. L’EDUCATION

  • Intégration dans les programmes scolaires de cours de sensibilisation destinés à éveiller chez les jeunes le respect de la vie, qu’il s’agisse de l’homme, de l’animal ou de la nature.
  • Mise en place d’initiatives permettant aux plus anciens de faire profiter de leur expérience les jeunes générations dans le but de les inciter au civisme et à l’esprit d’entreprise.
  • Développement des sanctuaires pour animaux réformés.
  • Mise en place des méthodes substitutives dans l’enseignement des sciences biologiques, pharmaceutiques, zoologiques, médicales et vétérinaires.
  • Légalisation d’une clause de conscience pour les étudiants refusant d’expérimenter sur l’animal vivant.

8. LA CONSOMMATION

Les animaux dits « de boucherie » sont une priorité de notre programme car, chaque année, les Français consomment 4 millions et demi de « gros bovins », 3 millions de veaux, 18 millions de porcs, 9 millions de moutons, 100 000 chevaux, 33 millions de lapins, 800 millions de volailles.

C’est pourquoi nous voulons :

  • La définition d’un calendrier visant l’arrêt de la production intensive d’animaux, aquaculture comprise.
  • Le strict respect de l’interdiction des nourritures contre-nature, farines animales en particulier.
  • L’interdiction de la castration des animaux de ferme et du marquage au fer rouge.
  • La diminution du temps de transport (6 heures de route maximum entre ferme et abattoir) des animaux livrés à l’abattoir avec développement de l’abattage de proximité et le transport en carcasses afin d’éviter le transport d’animaux vivants.
  • L’amélioration des conditions de transport avec, en cas de grèves, l’obligation d’assurer l’acheminement normal des animaux et de leur dispenser tous les soins nécessaires.
  • L’utilisation de méthodes d’abattage absolument indolores dans tous les cas de figure et l’application d’une réglementation et de contrôles stricts.

  • La mise en place d’un contrôle vidéo continu dans les abattoirs afin de prévenir tout acte de sadisme lors de l’acheminement ou de l’ abattage des animaux.
  • La stricte application de la loi interdisant les abattages rituels clandestins.
  • La création d’un Eurolabel permettant d’identifier les viandes et autres produits animaux, garantissant leur provenance et leur mode d’élevage avec une traçabilité totale.
  • La mise à disposition de menus végétariens/végétaliens dans la restauration collective.
  • L’arrêt de toute manipulation génétique tant dans l‘élevage que dans l’agriculture.

Transiter vers l’alimentation végétale

  • Des incitations financières au développement de productions végétales, entre autre celles des similis-carne (viandes végétales), aliments à haute valeur protéique.
  • Des aides à la reconversion pour les travailleurs des filières de productions animales souhaitant s’orienter vers ces productions.

Ces propositions épargneront des animaux tout en préservant notre santé, les océans et en réduisant notre empreinte écologique.

En effet : 

La FAO estime qu’environ 5000 L d’eau – une des ressources concernées par des pénuries mondiales à l’ horizon 2030 selon les experts internationaux – sont nécessaires pour produire 1000 kcal d’aliments d’origine animale, contre 1000 L si l’origine est végétale. Un de leurs rapports, Livestock’s long shadow, conclut aussi que l’élevage produit une quantité importante de gaz à effet de serre, environ 18% des émissions d’origine humaine (1) (2)

Le 5ème rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) recommande une diminution importante de la consommation de viande (3)
Greenpeace estime que l’élevage bovin est à 80% responsable de la déforestation en Amazonie (4)

SOURCES 

(1) (2) FAO, 2006. Livestock long shadow, Rome : Food and agriculture organization of the United Nations. Renault D.
(FAO), 2002. Value of virtual water in food, principles and virtues, Rome : Food and agriculture organization of the United Nations.

(3) https://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg3/ipcc_wg3_ar5_full.pdf

(4) http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/forets/fiches-thematiques/en-amazonie/

TRANSITER VERS LE BIO ET LA PERMACULTURE

Opérer une véritable transition de l’agriculture conventionnelle, nuisible à la santé des sols et la santé humaine, vers l’agriculture biologique – les exploitations bio ne représentant que 6,5% des exploitations françaises (1).
Développer les réseaux de vente locaux de produits de saison à des prix accessibles à tous, à l’instar des AMAP (Association pour le Maintien de l’ Agriculture Paysanne).
Promouvoir la permaculture et créer une offre de formations. Ce système écologiquement intensif permet de concilier hauts rendements, écosystèmes naturels, biodiversité, respect des sols et de notre santé (2). La Ferme du Bec Hellouin, en Normandie, est un excellent exemple du potentiel de ce système agricole prometteur, tant en termes de productivité que de revenu salarial. L’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) a validé la rentabilité de la permaculture en 2016 (3).

Dans cette optique de primauté de l’ agriculture durable, le bio et la permaculture doivent bénéficier d’ allègements fiscaux.

SOURCES 

(1) http://www.agencebio.org/la-bio-en-france

(2) http://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-lagro-ecologie

(3) http://www.sad.inra.fr/Toutes-les-actualites/Ferme-du-Bec-Hellouin-la-beaute-rend-productif

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